IDGT Paris IV

 DSC5727 Le groupe se rassemble à l'angle du quai et du pont de la Tournelle, non loin de la statue de Sainte Geneviève. Plan du 4ème arrondissement Sur le pont de la Tournelle, présentation par Bruno Cabanis  du site géologique de Paris.
Toute la sortie se fera sur le calcaire grossier lutétien recouvert d'une couche plus ou moins épaisse d'alluvions de la Seine. La Seine a un débit moyen de 275 m3/s. Il peut passer de 30 m3/s  à l'étiage à plus de 2000 m3/s en période de crue. La profondeur de l'eau est d'environ 5 m. La cote de 8,62 m fut atteinte en 1910. Les nombreux barrages et écluses permettent de maintenir actuellement le plan d'eau dans Paris à l'altitude de 26,39 m NGF, c'est à dire par rapport au niveau moyen de la mer. Le zéro que l'on voit ici : 25,62 m, a été fixé au niveau des basses eaux de 1719. Lors de la grande crue de 1910, l'altitude atteinte au pont de la Tournelle a été de 34,12 m.
Ce samedi 7 mars 2015, sommes-nous en période de crue ? La statue de Sainte Geneviève (423-512) protégeant Paris a été érigée en 1928 par le sculpteur Paul Landowski. Elle est, ainsi que le pont qui date de la même époque, en calcaire de Château-Landon. Le calcaire de Château-Landon du Ludien, Eocène est un calcaire lacustre, très résistant. Il reste blanc s'il est exposé à la pluie. Les parties non exposées noircissent comme tout autre calcaire. Les vides plus ou moins allongés correspondent à d'anciennes traces de racines. Traversée de l'Ile Saint-Louis par la rue des Deux-Ponts. Les nombreux ajours du clocher de l'église Saint-Louis -en-l'Ile  permettent d'éviter toute prise au vent.
Louis XIII confit en 1614 l'urbanisation de l'île à Christophe Marie, entrepreneur général des ponts. Les parapets du Pont Marie sont en calcaire lutétien. Nombreux moules externes et internes de Cérithes (Gastéropodes) Le quai de Bourbon sur l'Ile Saint-Louis. A partir d'environ 1640, l'île se couvre de maisons et de nombreux hôtels particuliers.
Le quai d'Anjou vu du pont Marie Intermède : des journalistes de France 3 nous demandent notre avis sur l'éventuelle présence de logements sociaux dans l'Ile Saint-Louis. Maison de 1643 Demeure de 1695
Camille Claudel vécu et travailla dans cet immeuble de 1899 à 1913. Le groupe sur le Pont Louis-Philippe Le pont est en calcaire jurassique de Bourgogne.  DSC5769
Les colonnettes sont en Corton, calcaire oolithique à grain fin du Bathonien provenant de la Côte d'Or. On y observe de nombreuses traces de terriers. Le dessus du parapet est en Comblanchien (Bathonien). Les deux lignes verticales sont  des joints stylolithiques qui correspondent à des surfaces  où la roche a subi une dissolution sous pression. Le mur de la voie sur berge George Pompidou est en meulière, roche siliceuse,  qui alterne avec des pilastres de calcaire. Sur la rive droite, vers l'église Saint- Gervais
Rue des Barres A l'angle de la rue des Barres et de la rue du Grenier-sur-l'eau, une des plus anciennes maisons de Paris construite en 1540.  DSC5776 Arrière de l'église Saint-Gervais. Sa construction a commencé en 1494 mais la façade ne fut achévée qu'en 1657, ce qui explique le mélange des styles.
Les marches de l'église Saint-Gervais sont en calcaire jurassique de Bourgogne. L'édifice est en calcaire lutétien de Saint-Leu. Nombreuses traces d'érosion dans les moellons en calcaire lutétien de l'église.  DSC5780  DSC5781
Pour en savoir plus sur l'effet de la pollution sur les pierres calcaires : voir le site éducation de météo-France  http://education.meteofrance.fr/dossiers-thematiques/le-fonctionnement-de-l-atmosphere/la-composition-de-l-atmosphere/lozone-polluant-des-basses-couches# Lors de la restauration de l'église, des moellons de calcaire lutétien  ont été remplacés par d'autres tout neufs provenant de Savonnières en Lorraine et datés du jurassique supérieur. Le sciage de la roche met bien en évidence un moule externe de Cérithe à gauche et d'un petit  Bivalve à droite. Ces marches sur le côté nord de l'église indiquent qu'elle fut construite sur un monceau, endroit où une accumulation d'alluvions formait un petit reliefau-dessus de la plaine marécageuse.
Immeuble habité par la famille Couperin qui tenait l'orgue de Saint-Gervais de père en fils. Deux maisons à colombages aux 11 et 13 rue François-Miron dont la construction datent de 1480. Au 46 de la rue François- Miron la maison du 16 ème siècle repose sur un cellier datant du 13 ème siècle. L'association "Sauvegarde et mise en valeur du Paris historique" nous permet de la visiter. Il s'agit de la maison de ville des moines de l'abbaye d'Ourscamp dans l'Oise. Le cellier est une crypte médiéviale comprenant 3 nefs et 4 travées de chapitaux sculptés de décors géométriques.
 DSC5796 Renforcement du plafond par des poutres en béton Réfection de la voûte par des apprentis.  DSC5798
Travaux de tailleurs de pierre. Le puits Le fond du puits, sans eau. Cette porte donne sur un passage  faisant communiquer le cellier avec la Seine où arrivaient les marchandises à entreposer avant la vente.
Visite de la courette située au premier étage Le mur de la maison ancienne Les entailles sur les poutres servaient à maintenir le plâtre dont on recouvrait le bois pour limiter les risques d'incendie. Toutes les poutres sont-elles d'époque ?
L'hôtel de Beauvais édifié entre 1656 et 1660 La cour intérieure. L'hôtel a été restauré de 2000 à 2003. Rue du Prévot Le lycée Charlemagne et un vestige de l'enceinte de Philippe Auguste commencée en 1190
On aperçoit les deux tours distantes de 70 m. La muraille fait 9 m de haut et 3 m à la base. Ce fragment est le plus long et le mieux consevé de toute l'enceinte.  DSC5818 Au fond l'église Saint Paul L'hôtel de Sens, au style mixte gothique et renaissance est une des plus anciennes constructions de Paris : 1475-1519.
Un boulet lancé le 28 juillet 1830 est encore là, encastré dans le mur. La cour intérieure L'hôtel de Sens, qui termine la  sortie, abrite depuis 1961 la bibliothèque Forney consacrée aux arts.